
Heureux de pouvoir discuter le 13 Mars 2026, de paysage culturel mémoriel, naturogenique et gestion éthique du territoire au sein du Post-Master du Laboratoire Architecture Milieu Paysage de l’école d’Architecture de Paris La Villette.
L’engouement croissant pour la formation et la gestion des « paysages culturels » symbolise l’accélération de la perte de notre histoire spatiale et environnementale (Spatial Curriculum/ Kukan no Rireki), ainsi que la toxicité de nos ontologies politiques à leur égard. Il est de plus en plus douteux d’entendre des vœux de justice et de respect pour ces mondes et modes de vie autres, émis par ceux-là mêmes qui s’engagent corps et âme dans leur annihilation, en raison d’aspirations illibérales.
Les contestations observées dans le monde contre la centralisation du pouvoir et colonialité du savoir interrogent l’intérêt que nos experts portent à nier ces savoirs naturels qui, jusqu’alors, permettaient de soutenir nos sociétés de manière responsable, équitable et innovante. L’abandon, pour cause de financiarisation, de ce qui constitue la présence des paysages mémoriels au cœur de notre patrimoine (cimetières), l’usage de matériaux issus de nos écosystèmes naturels (bambou), ainsi que les pratiques et coutumes fondées par des millénaires d’empirisme naturogenique suscitent aujourd’hui des questionnements légitimes quant aux bénéficiaires de cette negation du reel.
Nous aborderons les alternatives existantes qui se détachent des mécanismes délétères et anxiogènes de l’ingénierie exogène technofile. Nous évoquerons ces créateurs, penseurs et pédagogues qui assument les dérives des pédagogies environnementales et territoriales utilitaristes et prônent des éthiques pluriverses bienveillantes.
